L'ATHLÉTISME EST-IL COMPATIBLE AVEC

l'hyperandrogénie ?

Le sujet

Cette controverse débute en 2009, lorsque la coureuse de 800 m et 1500 m Caster Semenya remporte les championnats du monde d'athlétisme. Très vite, elle suscite l’attention du public et de la Fédération Internationale d’Athlétisme (anciennement IAAF en anglais et actuellement World Athletics), de par son corps particulièrement musclé et ses traits masculins. Il s’agit en fait d’hyperandrogénie, un dérèglement hormonal naturel présent chez 5 à 10% des femmes, et qui a pour conséquence, entre autres, une sécrétion de testostérone plus élevée que la moyenne. World Athletics décide alors d’appliquer une limite du taux de testostérone chez les athlètes féminines, affirmant que cet excès d’hormones pourrait être à l’origine de l’augmentation des performances sportives. Les femmes hyperandrogènes, si elles souhaitent continuer à participer aux compétitions féminines d'athlétisme, pourront soit prendre un lourd traitement hormonal, soit concourir dans la catégorie hommes.​

 

Cette décision de World Athletics entraîne ainsi différents questionnements de la part du grand public et des professionnels. D'une part, des interrogations éthiques : ne serait-ce pas une forme de discrimination envers les femmes hyperandrogènes ? En effet, aucun taux de testostérone n’a été fixé pour les hommes dans les compétitions d’athlétisme internationales. Cela reviendrait aussi à remettre en question les catégories de genre dans les compétitions, une femme ou un homme ne serait représenté que par un taux d’hormones et non plus un sexe. De plus, les nationalités des athlètes concernées ne sont pas anodines puisque ces athlètes proviennent, pour la plupart, de pays africains, où les caractéristiques physiologiques peuvent différer par rapport aux modèles plus occidentaux sur lesquels sont fixés les seuils.

D'autre part, des questions sanitaires : les traitements ne seraient-ils pas dangereux pour la santé et ne risqueraient-t-il pas d’encourir des difficultés dans la carrière des athlètes féminines ? En effet, l'Association Mondiale des Médecins prône l'existence de risques d'effets secondaires. ​Par conséquent, ces opinions divergentes créent des litiges entre différents acteurs quant à la nécessité et aux risques d’un traitement de régulation du taux de testostérone des athlètes hyperandrogènes. D'un côté, World Athletics cherche à équilibrer les capacités physiques des athlètes féminines en supprimant un potentiel avantage naturel, tandis que de l'autre, les athlètes hyperandrogènes reçoivent l'appui de l’Association Mondiale des Médecins pour contester l’étude menée sur le sujet et défendre leur santé face à des traitements présentant des risques non négligeables.

Une médaille d'or à l'origine d'une règlementation controversée ...

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